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 culture videoludique: les jeux lovecraft

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petey williams
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MessageSujet: culture videoludique: les jeux lovecraft   Ven 2 Sep 2016 - 22:35

A l'heure actuelle, quand les amateurs de jeux vidéo veulent vivre une aventure riche en frissons, l'orientation vers un survival-horror apparaît comme le choix le plus évident. Endroit sombre, musique inquiétante, monstres qui surgissent à l'angle d'un couloir sont les ingrédients d'une recette classique et efficace. Dès lors, certains peinent sans doute à croire qu'un jeu exempt d'action puisse parvenir aussi à faire naître un sentiment oppressant et d'insécurité chez le joueur. Pourtant, en 1994, c'est ce que Shadow of the Comet, jeu d'aventure à base d'énigmes, tente de faire. Et devinez quoi ? Il y arrive très bien.
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Le début des années 1990 aura constitué une part importante de l'âge d'or des jeux d'aventure. Après le révolutionnaire Alone in the Dark et le choc de ses graphismes 3D, Infogrames revient avec Shadow of the Comet à une forme beaucoup plus traditionnelle. Si le titre ne vous évoque rien, peut-être devinerez-vous mieux de quoi il s'agit en vous rappelant qu'il est le premier jeu vidéo de la saga Call of Cthulhu. En effet, ce nom imprononçable est celui d'une des plus grosses références dans le vaste monde du jeu de rôle papier. A l'instar de ce dernier, l'univers et l'intrigue de Shadow of the Comet prennent pour base les écrits du romancier H. P. LoveCraft. L'histoire du jeu prend place dans les années 1910. Vous incarnez John Parker jeune journaliste et photographe de son état chargé d'observer et de prendre des photos d'une mystérieuse comète. Pour ce faire, vous vous rendez dans le petit village portuaire d'Illsmouth, lieu idéal pour observer le phénomène dans toute sa splendeur. Si l'astre en question intrigue et fascine, c'est parce que les rares personnes à en avoir été témoins ont toutes sombré dans une folie indescriptible. Pas effrayé pour un sou, le jeune journaliste entend bien enquêter sur ce mystère mais progressivement, ce qui s'annonçait comme une mission simple dans une bourgade paisible va peu à peu le confronter à des phénomènes dépassant toutes les limites de son imagination.
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Bobby Sixkiller, sors de ce corps !

Shadow of the Comet se présente sous la forme d'un jeu d'aventure plutôt classique. Le héros se déplace écran par écran, latéralement et verticalement. Toutefois, la maniabilité diffère quelque peu de ce que l'on a l'habitude de voir car le jeu dans sa version disquette n'était jouable qu'au clavier (la version CD sortie un peu plus tard permettra quant à elle de jouer aussi bien à la souris qu'au clavier). Notre ami Parker se déplace à l'aide des flèches directionnelles ce qui occasionne des déplacements assez rigides d'autant plus qu'il est impossible de se mouvoir en diagonale. Par ailleurs on pourra aussi pester occasionnellement contre la vitesse de déplacement du personnage parfois ressentie comme un peu lente notamment lors de certains aller-retours ou de séquences durant lesquelles il vous faudra agir dans un temps limité.
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Le charme du titre résidait en partie dans l'apparente tranquillité de la ville où se déroule l'action.

Mis à part ces petits détails qui demandent un temps d'adaptation afin de s'y habituer, déambuler dans les différents décors d'Illsmouth et de ses alentours se révèle être un vrai plaisir que l'on devra principalement à une ambiance incroyablement présente. Les premières secondes de l'intro suffisent à elles seules à nous plonger dans cet étrange univers empreint de solitude, de malaise, de paranoïa, de démence où se côtoient sectes maléfiques et lourds secrets de famille. Autant de thèmes en parfaite adéquation avec ce que l'on peut retrouver dans les écrits de LoveCraft ou le jeu de rôle papier évoqué précédemment. L'ambiance doit également beaucoup aux fabuleuses musiques composées par Philippe Vachey, en osmose parfaite avec l'univers, alternant silences lourds, passages pesants et pointes dramatiques. Sur le plan esthétique, le jeu réutilise le moteur graphique de Eternam proposant des graphismes 256 couleurs très soignés pour l'époque. Mais ce que l'on retiendra avant tout est l'aspect artistique des environnements reproduisant à merveille le côté années 1910 tant à travers l'architecture des bâtiments que dans le look des personnages. Par ailleurs, la plupart des dialogues entre les individus sont illustrés par des gros plans fort bien dessinés des visages de vos interlocuteurs.
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Le scénario s'installe, l'horreur est en marche.

Éléments inhérents à tout jeu d'aventure, les énigmes sont au cœur du gameplay de Shadow of the Comet. De manière classique, il sera principalement question de fouiller les moindres recoins de votre environnement et de parler aux bonnes personnes afin de collecter objets et informations indispensables au bon déroulement de l'aventure. Ici, les interactions sont réalisables par le biais d'une série d'icônes apparaissant à la demande en haut de l'écran et présentant les quatre principales actions possibles (Parler, Prendre, Utiliser, Examiner). L'association de divers objets entre eux sera également nécessaire pour résoudre certaines énigmes. Si cette interface apparaît comme légèrement simplifiée par rapport à des titres comme Day of the Tentacle ou les Voyageurs du Temps qui proposaient des menus d'interactions plus chargés, la navigation au clavier peut parfois s'avérer un brin pénible notamment lors des allers-retours successifs dans l'inventaire nécessaires lors de l'utilisation de plusieurs objets au même endroit. On critiquera également l'ambiguïté de certaines icônes pouvant prêter à confusion. Mais en termes de confort de jeu, Shadow of the Comet dispose tout de même d'une fonctionnalité assez sympathique. Lorsque Parker voit un objet a priori intéressant à ramasser, une série de pointillés apparaît entre sa tête et l'objet en question. Ceci solutionne de façon bienvenue les problèmes de lisibilité de certains éléments modélisés par un petit tas de pixels informe se confondant parfois avec le reste du décor. Autre outil important, un journal de bord est là pour faire la synthèse de votre progression voire vous donner quelques menus indices ou pistes de réflexion sur la marche à suivre.
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Un menu d'action clair et précis.

En parallèle des objets à récupérer et à utiliser, les dialogues avec les personnages doivent aussi faire l'objet d'une attention toute particulière. Les habitants d'Illsmouth sont une source précieuse d'informations utiles que vous pouvez leur soutirer par des phases de dialogues interactifs vous proposant de choisir entre diverses questions ou réponses. Si certaines d'entre elles sont d'intérêt mineur, il vous faudra en revanche vous montrer particulièrement prudent lors de conversations avec des personnes peu recommandables. Mises en garde ou menaces de mort à peine voilées, la venue à Illsmouth de Parker et son caractère un peu trop curieux ne manqueront pas de lui attirer les mauvais regards de certains autochtones. En dialoguant avec ces personnes, un mauvais choix dans les répliques proposées pourra parfois vous être fatal. Par exemple, accepter de suivre un individu louche chez lui ne manquera pas de vous mettre en danger. Ainsi règne au sein d'Illsmouth un véritable sentiment d'insécurité et de méfiance envers chaque habitant qui se cumule à merveille avec l'atmosphère de plus en plus angoissante distillée par la progression de l'intrigue.
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Un des tracas quotidiens des héros de Point & Click.

Comme la plupart des autres titres du genre, la progression se veut particulièrement linéaire. Ainsi, il vous sera impossible d'avancer tant que vous n'aurez pas placé l'élément qu'il faut là où il faut ou parlé à une personne clé. On passe donc parfois beaucoup de temps à errer sans trop savoir où aller dans le but de chercher tant bien que mal le détail à côté duquel on est passé précédemment. Cette situation se présente d'ailleurs assez souvent malgré l'aide du journal de bord, compte tenu de la difficulté générale du jeu qui s'avère être particulièrement élevée, comme beaucoup de jeux de l'époque, me direz-vous. Certes, la plupart des énigmes posées possèdent une explication logique et on la trouve souvent en se frappant le front du plat de la main et en disant «Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt» mais force est de reconnaître que certains problèmes sont alambiqués à l'extrême. A titre d'exemple on citera entre autres la composition d'un mélange de produits chimiques répondant à des doux noms comme l'hydroquinone, l'hyposulfite de soude ou encore le fameux métabisulfite de potassium nécessaire au développement de photos. Les substances doivent toutes être utilisées dans un ordre bien précis, et la moindre erreur condamne à recommencer toute l'opération depuis le début. Aucun indice n'est donné, on nage dans le délire le plus total et la tentation d'aller piocher bêtement la réponse dans une solution complète du jeu est grande.
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Ah ben enfin, en voilà une d'ouverte !

On pestera également lors de la lenteur des déplacements de Parker durant un passage dans une crypte truffée de pièges complètement imprévisibles (effet anxiogène garanti) et de bestioles peu amicales avec lesquelles le moindre contact sera synonyme de mort prématurée (oui, parce que figurez-vous que les araignées, les chauves-souris et les rats sont mortels dans Shadow of the Comet). Heureusement, il vous est possible de sauvegarder à tout moment et de manière illimitée ce qui limitera vos crises de nerfs, pour peu que vous songiez à le faire régulièrement. Peu accessible voire frustrant par sa difficulté et les soucis d'ergonomie des contrôles, Shadow of the Comet n'en reste donc pas moins passionnant et saura vous faire frémir pour peu que l'on accepte de composer avec ses défauts. Notez que la version CD-ROM reste plus intéressante que son homologue sur disquette grâce à une prise en main un peu plus confortable, une bande-son de meilleure qualité, et des dialogues en VO parfaitement impliqués rappelant les meilleurs films de Vincent Price.
[size=32]Les notes
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  • Graphismes17 /20
    Reprenant le moteur d'Eternam, Shadow of the Comet propose des graphismes 256 couleurs très soignés pour l'époque, même si le côté «soupe aux pixels» a pris un sacré coup de vieux aujourd'hui. L'atmosphère des années 1910 est très bien retranscrite grâce à un travail artistique appuyé et les gros plans sur les visages des interlocuteurs durant les dialogues sont d'excellente facture. On pourrait critiquer les animations des personnages peut-être un peu raides et un certain manque de charisme du côté de l'ami Parker mais cela reste un détail.

  • Jouabilité15 /20
    Les déplacements du personnage et la navigation dans l'inventaire ne sont pas des modèles d'ergonomie mais ces soucis de prise en main présents dans la version disquette sont (partiellement) solutionnés dans la version CD jouable à la souris. La plupart des énigmes sont bien construites même si quelques-unes sont d'une complexité tout simplement délirante.

  • Durée de vie14 /20
    Le jeu n'est pas si long en soi mais sa difficulté générale saura vous faire trébucher à maintes reprises. Le caractère ultra-scripté de la progression pénalise beaucoup la rejouabilité. Pourtant Shadow of the Comet est un jeu dans lequel on peut prendre plaisir à se replonger de temps en temps, ne serait-ce que pour profiter de son ambiance exceptionnelle.

  • Bande son18 /20
    Les musiques signées Philippe Vachey sont délicieusement angoissantes, servent formidablement bien le propos et participent grandement à l'ambiance. La version CD profite de doublages anglais d'excellente qualité.

  • Scénario17 /20
    L'intrigue «Cthulhesque» très sombre et mystique mixe plusieurs éléments tirés de divers ouvrages de LoveCraft. Les connaisseurs apprécieront. Le tout est emmené par une narration qui distille le suspense où il faut et quand il le faut pour nous inciter à aller toujours plus en avant et percer le mystère de la comète. Bref, on entre dans l'histoire comme dans du beurre, à tel point que l'on pourrait presque avoir du mal à en sortir.




En dépit de quelques soucis de gameplay pouvant agacer et de la difficulté franchement gonflante de certains passages, Shadow of the Comet s'impose comme un très bon jeu d'aventure. Brillant dans son déroulement, profitant d'une ambiance oppressante et horrifique suintant à chaque instant, d'un scénario en béton et d'une narration parfaitement maîtrisée, voilà un titre que les amateurs du genre se doivent de connaître, si toutefois ce n'est pas déjà fait.
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petey williams
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MessageSujet: Re: culture videoludique: les jeux lovecraft   Ven 2 Sep 2016 - 22:36

Principalement inspiré de l’univers mythologique de Cthulhu de H. P. Lovecraft, Prisoner of Ice fait office de suite à Shadow of the Comet sorti deux ans plus tôt. Cette fois c’est le studio Chaosium qui est chargé du développement de ce jeu d’aventure où le joueur incarne un soldat américain qui devra sauver le monde d’étranges créatures. Fort de son succès, Prisoner of Ice a également été édité deux ans plus tard sur Saturn et PlayStation mais uniquement au Japon. Loin de surpasser la concurrence lors de sa sortie, il reste cependant un jeu incontournable sur PC.

De bien étranges créatures…

Dans la peau du lieutenant Ryan, l'aventure commence à bord du sous-marin, le HMS Victoria, envoyé par les services secrets britanniques afin de récupérer deux explorateurs norvégiens ainsi que deux mystérieuses caisses dans une base allemande située en antarctique. Pour nous mettre dans l'ambiance, Chaosium n'a pas hésité à réaliser une vidéo en images de synthèse de toute beauté ! Une fois la mission accomplie avec quelques pertes humaines, l'un des deux savants est emmené à bord du sous-marin alors qu’il est en plein délire. Les deux caisses sont également montées à bord et enfermées dans un sas anti-chaleur. Vous l’aurez compris, il y a quelques choses de très dangereux dans ces caisses qui doivent être manipulées avec la plus grande précaution… 

Alors que le HMS Victoria fait route en direction de la base Edwards dans les îles Falkland, le sous-marin est touché à la poupe par un navire allemand, provoquant ainsi un incendie dans la cale… Il aura fallu seulement quelques minutes pour faire fondre la glace qui recouvrait l'une des caisses et réveiller une monstrueuse créature ! La situation est d'autant plus grave que le commandant Lloy a été entièrement dévoré et c'est à vous, Ryan de prendre les choses en main et de trouver un moyen de se débarrasser de cette créature avant qu’elle ne sorte de sa cellule. Fort heureusement, l’aventure ne se déroule pas uniquement sur le HMS Victoria, puisque notre personnage sera amené à voyager à travers le monde sur les traces de ces étranges monstres, les Prisoners of Ice, et dans la foulée sauver le monde des nazis.

Il faut avouer que l’univers de Cthulhu est bien respecté tout au long du jeu et devrait sans aucun doute combler les fans. On prend un réel plaisir à résoudre les différentes énigmes afin d’en savoir un peu plus sur l’histoire et, cerise sur le gâteau, le titre possède différentes fins en fonction des choix du joueur.

Vous avez dit trop simple ?

Si Prisoner of Ice possède un vrai scénario et une ambiance captivante, il se contente en revanche du strict minimum côté gameplay. Même si les point & click n’ont jamais vraiment révolutionné l’univers du jeu vidéo dans leur concept, ici on se heurte dès le départ à de simples actions pour résoudre les énigmes. Ces dernières ont cependant le mérite de respecter une certaine logique, ce qui n’est pas le cas de nombreux jeux où il faut ramasser tout un tas d’objets sans vraiment savoir à quoi ils pourront servir au cours de l’aventure. Pour être franc, les énigmes ne sont pas très difficiles, on perd simplement du temps à chercher un objet qui n’est pas forcément bien visible dans une pièce. Il faut même passer sa souris un peu partout histoire de ne rien oublier. 

L’inventaire est accessible directement en pointant le curseur vers le haut et il est n’est pas possible de combiner plusieurs objets ensemble. Quant aux dialogues avec les différents protagonistes, c’est du grand classique avec deux ou trois sujets pour faire la conversation. On est très loin des productions de Lucas Arts avec de nombreux dialogues, souvent très humoristiques, où il faut choisir les bonnes questions mais aussi les bonnes réponses pour avancer. Ici, Ryan se contente de poser une ou deux questions, et s’il n’obtient pas satisfaction, il faudra trouver une autre solution.

En revanche, il est possible de mourir durant certaines séquences. Par exemple, pendant un court instant, il faudra choisir la bonne solution pour résoudre une énigme sans quoi le jeu reprendra à partir de la dernière sauvegarde. Fort heureusement, le soft prendra soin de d'effectuer une sauvegarde automatique nommée " Joker " avant chaque moment décisif.

Une technique en retard sur son temps

Graphiquement, Prisoner of Ice n’a rien d’exceptionnel, et se veut même assez brouillon au niveau des décors. Il est assez difficile de remarquer tous les objets qui pourraient nous être utiles, et il n’est pas rare de rester bloqué pendant un bon moment en tournant en rond. Le jeu de Chaosium aurait certainement pu se démarquer de la concurrence avec ses décors typés B.D, mais il faut rappeler que Prisoner of Ice est sorti au courant de l’année 1995, et durant cette année, la 2D avait déjà bien évolué sur PC. Ce n’est pas tout, dans l’ensemble la bande sonore se veut très moyenne. Certaines voix souffrent étrangement d’une piètre qualité sonore tout comme quelques musiques qu’il est parfois difficile de supporter. Vous l’aurez compris, Prisoner of Ice a bien vieilli en l’espace de seize ans tandis que d’autres jeux du même genre restent plus ou moins agréables à jouer. Cependant, on fera très vie l’impasse sur ces quelques défauts techniques pour se plonger dans l’ambiance et le scénario. Comme quoi, la force d’un titre ne réside pas uniquement dans les graphismes et la bande sonore, il faut aussi ce petit quelque chose qui accroche les joueurs. On prendra même un vrai plaisir à terminer plusieurs fois le soft, mais attention à ceux qui y auraient un peu trop joué par le passé car ils risquent de vite se lasser. En effet, quand on connaît par cœur les énigmes et le déroulement de l’histoire, il ne reste plus grand-chose pour avoir envie de continuer si ce n’est se rappeler le bon vieux temps…

Conclusion

Pour conclure ce test, je dirais que Prisoner of Ice fait tout simplement partie des références du genre. Ce n’est pas le meilleur, mais il reste un jeu incontournable surtout quand on est un amoureux des point & click ou autres jeux d’aventure. Il est vrai que j’ai passé énormément de temps sur ce jeu, il y a plusieurs années de cela, et redécouvrir ce titre ma procuré beaucoup de plaisir. Il me fait rappeler que les titres des années 90 avaient les moyens de captiver un joueur grâce à un scénario original et une grande ambiance à l’inverse des jeux d’aujourd’hui où l'on ne prête presque plus attention à la trame de l’histoire mais plutôt à l’aspect technique. Il est d’autant plus agréable de voir tourner correctement Prisoner of Ice sous Windows 7 ou Vista et naturellement XP grâce à Wice. Pour ceux qui voudraient se laisser tenter par cette aventure, sachez que le soft a été déclaré « abandonware », du coup il vous sera facile de le télécharger gratuitement et légalement sur Internet.

Réalisation : 12/20
Gameplay : 12/20
Bande son : 10/20
Durée de vie : 16/20
Scénario : 18/20

VERDICT : 14/20
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petey williams
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MessageSujet: Re: culture videoludique: les jeux lovecraft   Ven 2 Sep 2016 - 22:37

Et si ces cauchemars, incessants, lugubres et malsains n'étaient pas les fruits pourris de votre inconscient ? Seulement des visions, des projections dans une réalité plus proche que vous ne le pensez. Comment alors garder sa santé mentale intacte, détachée de tout ce sang séché sur des souvenirs terrifiants ? Mon pauvre Jack. Si seulement quelqu'un avait su vous écouter à l'époque, nous ne serions pas à nous terrer dans cette chambre minable. Ne lâchez pas votre couteau. Il est la seule échappatoire qu'il nous reste. Pour notre salut, vivant, ou mort. Le verrou vient de sauter.
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S'extirpant de toutes les convenances de la jovialité et de la description d'une existence radieuse, Call Of Cthulhu est le type même de soft s'agrippant à votre gorge pour ne vous lâcher que dans un accès de fureur extrême, ne sachant plus comment exprimer sa violence contenue. Une sorte d'étau nauséabond qui vous retient prisonnier de vos terreurs profondes. Basé sur l'oeuvre de Lovecraft, le titre s'évertue en effet à décanter un épais liquide froid et oppressant tout au long de l'aventure, empêchant le joueur de se sentir à son aise. On ne parvient jamais à trouver ne serait-ce qu'un maigre rayon de lumière dans les rues sombres d'Innsmouth, errant dans une sorte d'incarnation du désespoir. Tout est figé, déchirant la maigre chaleur des bougies par des vagues grisonnantes, des murs gangrenés par l'âpreté régnant dans cette ville décédée. Une plongée dans les brumes puantes d'un environnement où les seules valeurs humaines se disputant les esprits sont la haine et la frayeur paranoïaque. C'est donc dans cette ambiance poisseuse mais éminemment prenante que l'aventure de Jack Walters prend forme. Simple détective autrefois contraint à subir les conséquences d'une volonté d'investigation un tantinet trop poussée, il va malgré lui revenir dans les lieux qui ont précédemment détruit son subconscient, faisant de lui un schizophrène patenté. L'occasion de faire une dernière fois la lumière sur la secte de Dagon, et surtout de comprendre l'origine d'apparitions traumatisantes semblant petit à petit envahir la "réalité". Par conséquent il va vous incomber de mener une enquête précise, tout en faisant face à l'animalité des villageois et aux émanations occultes soulevées par votre arrivée. Seules quelques personnes, réfractaires aux trois sermons, accepteront de vous prêter une aide timide, qui se soldera le plus souvent par un achèvement tragique de leur destin.
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Certaines actions offrent un peu de variété au jeu. Ce plan digne de Mac Gyver vous sauvera la mise.

Entre Rebecca Lawrence, réservée, ténébreuse et terriblement sensuelle, rappelant l'image de la femme selon K. Dick, et le pathétique monsieur Waite, pour les principaux protagonistes des prémices de votre quête, vos alliés peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. D'autant que, paralysés mentalement par la peur, ils se limiteront à des conseils plus ou moins probants et une implication limitée. Rien ne vous permet alors pleinement de vous extirper du malaise global, et surtout pas la ville elle-même, étroite et menaçante. Certes on peut arguer que cette exiguïté démontre un manque d'attention sur le level-design, mais au vu du travail général sur l'atmosphère, cela serait surprenant. Autre façon habile de tenir le joueur en haleine, l'implémentation d'un gameplay assez pauvre en action pure, mais empli d'une adrénaline florissante. Plus prosaïquement, vous n'aurez une arme qu'au bout de quelques heures de jeu, rendant les premières séquences intensément effrayantes. Privé de fusil ou de quelques objets offensifs que ce soit, vous arpenterez craintivement les longs couloirs et les rues sinistres, tendant l'oreille au moindre râle, ne vous fiant qu'à votre instinct et votre prudence clairement mise en avant. Immersives et intelligemment amenées, ces premières phases horrifiques s'avèrent dignes des passages les plus dérangeants de Silent Hill, même si certains clichés sont à déplorer. Néanmoins, ne pensez pas que la présence d'un soutien psychologique prenant la forme d'un pistolet suffira à évacuer totalement vos frustrations maladives. En effet, votre inventaire, soumis à la règle du nombre de cartouches maximum, ne vous permet pas de ramasser des dizaines de kilos de munitions afin d'exorciser vos démons à coups de chevrotines. D'autant que les phases purement FPS, assez molles et tributaires d'uneI.A. risible, semblent s'incruster dans le jeu pour la forme, sans apporter un surplus d'intérêt. Pire, elles trahissent le côté fuite désespérée, intelligemment mis en place et vecteur principal de l'atmosphère du soft.
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L'accent est donc mis principalement sur la recherche et la fuite. Un point de vue digne du plus grand intérêt, mais qui n'empêche pas certaines lacunes de s'immiscer subrepticement dans un plaisir de jeu profondément haletant. En fait, il est assez troublant de se trouver confronté à des scènes axées totalement sur la vitesse d'exécution et les réflexes alors que l'on est habitué à déambuler placidement dans la morosité sirupeuse d'Innsmouth. D'autant que l'on se rend compte parallèlement des limites de la jouabilité, ne s'adaptant pas vraiment à la précipitation. Toutefois, on pourra se dire que cela s'inscrit dans la volonté de retranscription d'une panique clinique, d'une obligation de réagir sur le vif à un danger inévitable et imminent. C'est une piste très acceptable, mais qui ne retire pas la frustration d'être obligé de recommencer plusieurs fois certaines séquences étonnamment éprouvantes. Je vous laisse à ce propos découvrir la course-poursuite dans la mission intitulée "l'attaque des hommes-poissons", qui risque fort d'en traumatiser certains. Heureusement, la prise en main se voit ici simplifiée par la présence du célèbre duo clavier et souris. De ce fait les divers volte-face demeurent bien plus aisés et les passages demandant de rapides mouvements et une observation nerveuse s'effectuent sans réels problèmes. Une initiative heureuse, quand on sait que vos soudains accès de dynamisme s'avèrent soumis au principe de la perte de repères en cas de démence. En effet, si vous vous trouvez dans des situations difficilement supportables nerveusement parlant, vous aurez tendance à perdre pied et à vous enfoncer petit à petit dans une folie autodestructrice, qui pourra même vous conduire au suicide. En sus, cet état instable ressurgit sur le rendu graphique, le son et le gameplay. Il vous incombera donc de subir des modifications de couleurs, un alourdissement des commandes, ou encore l'audition de bruits étranges et entêtants. Un concept rappelant dans les grandes lignes celui de Haunting Ground, en moins éreintant.
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Pour éviter de sombrer définitivement dans ces travers mentaux, vous pourrez évidemment dénicher un "antidote", prenant la forme d'une seringue de morphine, au contenu très limité et à l'utilisation plutôt risquée. D'autre part, la moindre de vos blessures nécessitera une attention appliquée, étant donné que la seule indication concernant votre santé ne se trouve pas directement à l'écran, mais dans l'inventaire. A vous de gérer votre état physique en appliquant des soins sur votre corps, tout en choisissant la partie de votre personne à bander. Une logique réaliste légitimant l'obligation de s'arrêter pour guérir ses entailles ou son esprit, rendant le personnage principal assez gauche, et de ce point de vue humain. Malgré tout, on ne peut s'empêcher de regretter les errances de l'I.A. qui se trouvera un peu dépourvue face à un homme se soignant au beau milieu d'un combat, les incohérences des réactions de Jack ou bien encore le fait de devoir s'arrêter net pour s'occuper de ses blessures. Enfin, il est sincèrement dommage de subir littéralement un aspect scripté détestable, ne laissant aucun choix quant à l'appréhension d'une situation. Tous les évènements se déclenchent à un moment précis et de manière analogue, même si l'on parvient à agir différemment à chaque occurrence. Une limitation pesante, qui amène un certain détachement par rapport aux situations rencontrées. Pour finir, il est dommageable de ne pas avoir mieux pensé le découpage même du soft, ne sachant pas vraiment sur quel tentacule danser. Entre des phases de plates-formes inutiles et rendues tout de même à peu près gérables grâce au duo clavier/souris, et des scènes d'infiltration mal pensées on se demande bien pourquoi Bethesda n'est pas resté sur son axe cohérent du début, mêlant enquête et fuite éperdue.
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L'univers demeure bien sûr tout aussi troublant et fascinant, mais ces défauts de gameplay rendent le soft un tant soit peu crispant. Au final donc, Call Of Cthulhu est un titre à ambiance réellement passionnant, innovant (du moins les premières heures), et détenteur d'un cachet très particulier, lui offrant une place assez honorable dans la ludothèque PC. Pétri de bonnes idées, il n'en reste pas moins qu'il souffre d'une linéarité scriptée, de défauts de jouabilité et de quelques incohérences. Ces dernières sont d'ailleurs sublimées par les quelques erreurs de traduction du jeu, suffisamment rares pour n'être qu'un détail, mais se produisant malheureusement à des moments d'immersion notables. Le scénario se développe quant à lui harmonieusement, laissant écouler un visqueux complot, ponctué de scènes choc (la partie sur la "mère" de Ramona), et de passages littéralement éprouvants. Une donnée qui n'occulte pas la réalisation relativement moyenne du titre. Pourtant on ne peut se retirer aisément de cet univers glauque, retenu par les appendices puissants de Cthulhu, en espérant quelques améliorations pour une future suite.
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  • Graphismes11 /20
    Pas foncièrement joli avec des textures peu détaillées et une modélisation largement en deçà de ce que l'on attend sur PC, Call of Cthulhu expose par contre une ambiance terriblement accrocheuse, relevant parfois d'un tableau splendidement malsain. La ville, baignée dans son brouillard jaunâtre, laissant percer quelques lumières blafardes est une totale réussite et parvient à immerger en quelques minutes. De plus, la mise en scène joue habilement avec les peurs ataviques pour proposer un rendu cinématographique probant.

  • Jouabilité14 /20
    Proposant durant les premières heures une appréhension "paisible" du gameplay, sans armes, et donc sans aucune défense, Call Of Cthulhu se laisse ensuite tenter par les poncifs du FPS, à grands coups de fusil. En tout cas, assez équilibrée et surtout en adéquation avec l'ambiance, la jouabilité donne quelques rares fois des signes de faiblesse durant certaines séquences, malgré la présence du clavier et de la souris. Mais plus que la maniabilité elle-même, ce sont ces phases qui manque d'un côté intuitif. A noter également des bonnes idées au niveau de la gestion du soin et de l'état mental.

  • Durée de vie12 /20
    L'enquête reste intéressante à chaque minute, emmenant sur des pistes toujours plus macabres, et ce sans aucun temps mort. Néanmoins, il est dommage de ne pas proposer plus d'énigmes, ce qui rend le titre un peu trop linéaire.

  • Bande son15 /20
    Les compositions musicales sont assez réussies, et même si on ne note pas un thème particulier à mettre en avant, l'ambiance amenée par les sonorités distillées colle parfaitement à la thématique du jeu. Le doublage est quant à lui très réussi, donnant aux personnages une sorte de folie palpable et vraiment dérangeante. Mention spéciale aux murmures du héros lorsqu'il devient fou et aux voix vaporeuses diffusées dans les égouts, comportant un caractère enfantin malsain.

  • Scénario14 /20
    La trame s'avère suffisamment bien diluée pour donner envie d'être suivie avec passion. De même, les nombreuses trouvailles de mise en scène destinées à créer une sensation de malaise se révèlent très réussies, tout autant que le travail sur la variété des situations rencontrées. On regrette juste quelques incohérences scénaristiques, qui sont habilement équilibrées par un découpage utilisant un système de flash-back classique mais efficace.




Call Of Cthulhu fait partie de ces jeux à ambiance qui prennent vos émotions avec vigueur afin de vous plonger dans un tourbillon d'émotions diverses. Effrayant, dérangeant, déstabilisant, le titre de Bethesda avait tout pour devenir l'un des grands softs de cette fin d'année. Malheureusement, son gameplay déséquilibré, ses incohérences et surtout son aspect trop scripté l'empêchent de parvenir à ce statut envié. D'autant que la concurrence dans ce domaine est relativement importante sur PC. Dommage, mais l'appel du monstre ne tombera pas dans l'oreille de sourds.
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petey williams
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MessageSujet: Re: culture videoludique: les jeux lovecraft   Ven 2 Sep 2016 - 22:37

l est assez amusant de constater qu'en définitive, tout le monde connaît Cthulhu, que ce soit de nom ou d'aspect, mais que plus rares sont ceux qui en connaissent la mythologie issue de l'esprit torturé de H.P. Lovecraft. C'est en tout cas à ce public que s'adresse aujourd'hui Cyanide en dévoilant les premières images de Call of Cthulhu, qui devrait rendre justice à l'univers cryptique du génial auteur.
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Annoncé de longue date, Call of Cthulhu s'est fait particulièrement discret pour finalement resurgir fin février, dans le cadre du What's Next de Focus Home Interactive. C'est donc avec curiosité et enthousiasme que nous nous sommes rendus sur le stand inquiétant consacré au jeu, pour cette première prise de contact avec une version malheureusement peu avancée du projet.
Cet aperçu reposera essentiellement sur les descriptions du jeu qui nous ont été livrées par les développeurs, qui n'ont pu nous dévoiler qu'à peine plus d'une minute de gameplay et quelques concept-arts. D'un point de vue visuel donc, sachez que Call of Cthulhu se jouera à la première personne, et le peu que nous avons pu voir nous a grandement rassuré sur la direction artistique du titre. Sombre, glauque, cauchemardesque, l'univers du jeu est donc parfaitement en accord avec la mythologie Lovecraftienne. Et si l'hommage visuel est tout à fait évident et fidèle à l'oeuvre dont s'inspire le jeu, il devrait en être de même pour l' histoire.
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Les équipes de Cyanide, dont des membres se revendiquent comme étant de fervents pratiquant du jeu de rôle l'Appel de Cthulhu, se sont même offerts les services de Mark Morrisson, grand spécialiste de Cthulhu depuis 30 ans et déjà responsable de nombreux scénarios articulés autour de cet univers, pour écrire la trame du jeu. Visuel respecté, auteur reconnu à l'écriture bref, les fans de Lovecraft auront au moins l'assurance de jouer à un titre qui récite parfaitement les codes de la franchise.

ENTRE PRAGMATISME ET FOLIE

Côté histoire justement, nous avons appris que vous incarnerez Edward Pierce, vétéran de la première guerre mondiale et devenu détective privé. Vous recevrez la visite d'un homme ayant récemment perdu femme et enfant dans un incendie. Étonné de la conclusion expéditive de l'enquête expliquant la mort de sa famille et ayant reçu l'interdiction d'assister à ses funérailles, l'homme vous enjoindra d'approfondir l'enquête. Bien évidemment vos investigations vous conduiront à explorer les réalités peu réjouissantes dépeintes par Lovecraft dans ce que Cyanide qualifie de "RPG d'investigation horrifique."
L'enquête sera menée par des moyens traditionnels (discussion, observation etc...) mais sera régie par un élément central : la jauge de sanité. Effectivement, dans l'univers de Lovecraft, la folie guette chaque personne s'approchant d'un peu trop près de certains cultes terrifiants et votre personnage ne dérogera pas à la règle. Ainsi faudra-t-il surveiller l'évolution de la jauge et vous assurer de ne pas basculer totalement dans la folie sous peine de game over. Toutefois, pour plonger dans les ténèbres de Call of Cthulhu, il faudra s'infliger des épreuves traumatisantes mettant en péril votre santé mentale afin de percevoir le monde tel qu'il est et non tel qu'on le voit, dichotomie récurrente chez Lovecraft.
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Cet équilibre à trouver sera conditionné par certaines situations : aurez vous le courage de traverser un charnier au risque de voir votre jauge augmenter ou préférerez-vous le contourner ?Choisir le chemin le plus sûr n'est pas forcément le meilleur choix car vous pourrez passer à côté de précieux indices permettant d'avancer votre enquête. Notez que certains objets permettront de faire remonter votre barre de sanité, même si nous n'en avons pas appris davantage à ce sujet.

DE L'INVESTIGATION TEINTÉE DE RPG

Pour mener à bien votre mission, vous aurez accès à tout un panel de compétences que développera votre personnage. Par exemple, vous pourrez utiliser l'intimidation pour obtenir les réponses que vous désirez, mais soyez vigilants, car un interrogatoire trop brutal sera profitable à court terme, mais pourra vous créer des ennemis à long terme. Par ailleurs, sachez qu'il existera plusieurs solutions pour remplir des objectifs, que ce soit par l'exploration, l'utilisation d'objet ou le recours au dialogue. Vous serez en outre assistés par différents compagnons dans votre quête. Il vous sera permis de choisir tel ou tel personnage pour remplir une mission spécifique, mais notez qu'un mauvais choix de compagnon pourra modifier le résultat de la mission.
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Toutes ces mécaniques devraient vous occuper une bonne quinzaine d'heure pour vivre une histoire qui pourra connaître de multiples embranchements mais qui ne proposera qu'une seule fin. Notez que pour finir, des éléments d'infiltration seront proposés et que vous serez également amenés à rencontrer d'horribles créatures que vous pourrez confronter mais certainement pas affronter au sens propre du terme, votre armement étant bien insignifiant face à leur puissance colossale.
[size=32]Nos impressions
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Semblant parfaitement rendre justice au ténébreux univers de Lovecraft, Call of Chtulhu pourrait tout aussi bien séduire les nouveaux venus au sein de la mythologie de l'auteur que ses plus fervents sectataires. La perspective d'évoluer dans cet univers obscur et dément dans un titre d'investigation agrémenté d'éléments RPG est plus qu'alléchante, et cette présentation nous aura convaincu sans peine du fort potentiel du titre. Reste à attendre non sans une certaine impatience d'en voir davantage.[/size]
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